Bien que la version 2017 d’AFFELNET à Paris ne soit pas encore officiellement connue, Le Monde et la FCPE nous livrent quelques éléments intéressants.

Cette semaine, Le Monde publie un long article qui replace bien le sujet et rappelle clairement les différents enjeux :

  • l’ambiance de classe prépa entre les élèves de troisième,
  • la question du socle commun et des notes scolaire pour évaluer les élèves,
  • l’absence de transparence annoncée sur les modalités d’évaluation et le risque de tirage au sort en cas d’égalité,
  • la question récurrente de l’équilibre entre mixité sociale et la mixité scolaire,
  • le déséquilibre entre le nombre de places offertes en classe de seconde et la demande,
  • l’absence de véritable décision politique, celle-ci se réfugiant derrière l’utilisation de l’algorithme.

A noter : un point précis proposé par Le Monde sur le fonctionnement d’AFFELNET en dehors de Paris. Avec en toile de fond la « spécificité » parisienne et notamment ses districts qui cassent les bassins géographiques d’affectation des élèves alors qu’ailleurs en France tout se déroule sereinement.

Le Collectif des Parents de l’Est Parisien est une nouvelle fois cité ainsi que ses informations rassemblées patiemment.

 

De son côté, la FCPE Paris propose un compte-rendu de la dernière réunion qui s’est tenue au Rectorat pour présenter AFFELNET 2017. On y découvre :

  • la répartition des points par grands critères : 8 000 points pour le critère géographique, 8 000 pour le niveau scolaire et 4 000 pour le bonus boursier,
  • l’absence de modification des districts,
  • le calendrier des opérations,
  • la limitation du nombre de boursiers à 50 % par établissement,
  • la manière dont vont s’articuler les niveaux du socle de compétence et les notes. Cependant le lissage qui devrait s’opérer reste flou quant à ses modalités et ses effets.

Au final, une fois n’est pas coutume, la FCPE est assez critique vis à vis du Rectorat, découvrant les travers d’un système qu’elle a largement contribué à mettre en place et dont nous dénonçons les dérives, avec d’autres, depuis plusieurs années.

Un espoir toutefois : la FCPE rappelle en conclusion le droit de chaque élève « à avoir un bon lycée prés de chez lui » ce qui était loin de ses revendications initiales sur ce dossier. Ce faisant, les logiques de district et de mixité sociale sont mises en retrait au profit de la proximité géographique et de la mixité scolaire. C’est encourageant !

Cela nous laisse espérer une évolution profonde des modalités d’affectation des collégiens en classe de seconde à Paris. Ce ne sera pas pour cette année, peut-être pour 2018. Rien n’est sûr car, comme le souligne fort justement la FCPE et l’ensemble des acteurs, les données sont de plus en plus complexes et les enjeux politiques également.

 

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