Comme chaque année, nous avons interrogé les élèves du collège Charlemagne sur leur affectation AFFELNET. Le détail de l’enquête est consultable au bout de ce lien Analyse_affectation_AFFELNET_2017. Les principaux enseignements sont les suivants.

Si les affectations des élèves ayant 16 ou plus de moyenne semblent s’opérer de manière relativement rationnelle, il n’en va pas de même pour les élèves du collège Charlemagne dont les moyennes se situent aux alentours de 15/20.

L’effet « loterie » se renouvelle pour la troisième année consécutive ce qui laisse penser que les résultats de l’utilisation de l’algorithme AFFELNET n’ont pas gagné en rationalité en dépit des réformes engagées cette année et que les « arrangements » avant publication perdurent.

Éléments d’illustration : sur les 22 élèves concernés, cinq ont eu leur 1er choix (Charlemagne, Sophie Germain) six ont obtenu un 5e choix voir plus (Maurice Ravel, Simone Weil, Paul Valéry).

 

Cette année, il semble que les élèves boursiers n’obtiennent plus systématiquement leur 1er choix comme ce fut le cas par le passé.

Eléments d’illustration : des élèves ont obtenu leur 2e, 4e ou 6e choix.

Cette année, la contrainte AFFELNET a été encore plus intégrée. Les collégiens semblent avoir pour certains renoncé à poursuivre leur scolarité au Lycée Charlemagne. Un phénomène d’auto-censure semble apparaître avec ce renoncement. Principe de réalité ? Crainte d’être déçu ? Baisse d’attractivité du Lycée Charlemagne auprès de ses collégiens ?

Éléments d’illustration : seuls 23 élèves du collège Charlemagne ont positionné le Lycée Charlemagne en 1er vœu contre 36 l’année dernière.

 

La grande majorité des collégiens de Charlemagne quitte leur quartier pour une affectation en classe de seconde dans un lycée plus éloigné.

Éléments d’illustration : un peu plus d’un quart des élèves du collège (contre un tiers en 2016) est affecté à proximité du collège : lycées Charlemagne, Sophie Germain ou Victor Hugo.

S'il y a moins de déçus cette année, c'est aussi parce que les collégiens et leurs parents ont intégré les contraintes du système. L'accompagnement du corps enseignant et les analyses que nous publions chaque année y ont sans doute contribué.
Pourtant l'opacité du système demeure. Elle permet de réguler les affectations sans concertation. Certaines bizarreries le montrent.

Diffusez, diffusons !
Ne subissons plus, agissons !